Mardi 28 octobre 2014

Bonjour amis pêcheurs, un petit récit de fin de saison

Ce mardi 28 octobre 2014 par une marée haute de 79 pleine mer de 13h20, vent de sud sud /est assez fort, houle de terre fatigante
Invité par notre amis Hervé sur son bateau Saflot basé à Antifer
Objectif, ce remémorer le Sénégal, et si affinité avec le poisson local pourquoi pas, voir si nous sommes encore de bons pécheurs locaux
Départ 9heures pétantes avec un vent violent qui descend de la falaise, pull et cabas sont appréciés
4 à 5 coups de démarreur, le bateau n’était pas sorti depuis un mois, et hop c’est parti
Dernier contrôle, de sécurité, du matériel, du casse croute, des appâts, « good »
Le bateau se profile à travers les amarres et doucement nous empruntons le chenal direction le poste convoité
Le temps de papoter comme des pies sur notre voyage africain, l’on se voyait bien prendre des maquereaux volants, ou des roussettes à long rostre
Le poste est atteint, Hervé d’un pied marin (à croire qu’il a travaillé dans la profession) jette son ancre doublé d’un grappin, 100 mètres de bout, le bateau prend le courant, tout est bien, le vent est dans le courant
2 cannes plombées 400gr, moulinet équipé en 35/00, 1 hameçon 5/00 et 120 à150 mètres de trainard, appât schipirons
Hervé me sort un trainard 3 hameçons, il me semble qu’il avait une idée derrière la tête
2 heures se passent, chacun son tour, comme en Afrique, les roussettes montent et encore des roussettes, d’un commun accord, nous décidons de changer de poste
200mètres dans le nord et c’est reparti, ½ heures sans touche, hum hum, des doutes s’installent et le flot de la marée montante nous fait comprendre que nos plombs sont un peux faibles
Quand même deux ou trois roussettes, (houai on va casser la croute)
Bien sur (Good Birthday Claude) de quoi se réchauffer, le temps de mettre la timbale à ma bouche, zibzibzibzibi 10à 15 secondes le moulinet se dévide, bien sur ,le réflexe, debout prêt à prendre la canne, je me jette le délicieux breuvage à la figure, les lunettes sont trempées alors qu’il fait soleil. Peut importe, je sais que ce n’est pas de la rigolade, 150 mètres derrière et le courant au plus fort de la marée. Je resserre progressivement le frein, et je pompe, et je repompe, pendant ce temps Hervé en vrai professionnel remonte 1 canne. Espadon  Hervé, ou alors une coryphène, purée je n’en peux plus, 10minutes que je pompe, je me prends pour un Shadock et Hervé qui suit mes débats, « la paupol, la , à droite, houa » Enfin je vois la bestiole, il ne se débat plus, il a bu la tasse ,mais la masse est bien la, et c’est encore une fois de plus le petit hameçon qui supporte la prise, Hervé est en position avec l’épuisette, doucement le poisson est devant moi:                    » Prêt Hervé  »          » Oui « 
Je relâche la pression et doucement le poisson prend le courant et rentre doucement en marche arrière dans la gueule du piège
Des cris de joie, des accolades, des embrassades, deux vrais gosses
Juge de paix, 1 bar de 6k4, 87 cm
Donne ton verre paupol, tu l’as mérité
Je trinque en m’assoyant sur ma glacière, un peu essoufflé, mais hyper content
Je me baisse pour marquer mon poisson que zibzibzibzibzibzibzibzibzibzibzibzibzibzibzibzib sur la canne à Hervé, tranquille il mouline et là gros coup de tête, « houa,, vin dieux qu’est ce que j’ai au bout mon paupol » « desserre ton frein Hervé, on est pas pressé, fatigue le ». Et c’est reparti, 10 mètres de remontés, 8 mètres de repartis, un autre Shadock, oui mais là ce n’est plus de la rigolade, le bar était bien vigoureux et surtout c’était un monstre, foie de jean Paul , à la canne à pêche, je n’ai jamais vu aussi gros
Mais là un problème allait se poser, le trainard fixe faisait 3 mètres, équipé de 2 leurres en plastique (pieuvre), le plomb dans l’anneau du scion, il fallait diriger le poisson dans l’épuisette, petit moment de panique, mourir plutôt que de perdre un trophée, peux pas vous dire comment nous avons fait, mais peut importe il était à bord ce monstre marin, oui amis du club, Hervé nous a monté à bord un bar de 92 cm pour un poids de 7kg5 , un bel exploit immédiatement baptisé
Moment de répits, casse croute au pâté de chevreuil, une petite pomme, et les bonhommes sont repartis
Le courant a bien molli, presque la pleine mer, à peine le temps de vous le décrire une énorme touche chez Hervé, plus combatif, hargneux, je dirais agressif, le poisson repart à 90 degrés, bizarre, 5 minutes plus tard des ailerons se laissent entrevoir dans une mer qui se calme, « Hervé, une émissole, houai purée elle est rien belle »  et oui 3hg pour 1m200
« Dis professeur tu prends une piquette ! »
Effectivement, mais j’étais content, il a su mettre à profits les cours du club, et ça lui réussi bien
Mais voilà l’ancien a une botte secrète qui me verra pêcher aussi une émissole un peut plus petite, 1m100 2kg7 peut importe l’honneur était sauf
Bilan 24 roussettes, 2 émissoles, 2 bars.
Voila le récit d’une journée de pêche aux appâts naturels.
Excusez moi, nous avions du maquereau, horreur à tous les coups tu chargeais en roussettes.
Jean-Paul

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